Groupes Capharnaüm de soutien et de formation en visio autour de l'addiction à la pornographie
- Tanguy

- il y a 12 minutes
- 5 min de lecture
L'addiction à la pornographie n'est plus ni un tabou ni une fatalité !
Pour venir en aide aux hommes touchés par ce fléau, je propose et anime des groupes de soutien et de formation en visio.
Vous souhaitez tenter cette aventure ? Voici plus d'informations et un formulaire pour communiquer vos disponibilités et vous inscrire.

« Je ne fais pas assez d’efforts »
Vous demandez de l’aide parce que vous êtes confronté à un « gros problème ». Ce manque de liberté qui vous fait tellement souffrir a pour nom... « addiction ». Vous vous dites peut-être que vous ne faites pas assez d'efforts, que vous n'avez pas assez de volonté, que c'est votre faute si vous avez encore ce problème, etc. Vous culpabilisez énormément et vous vous trouvez peut-être nul.
En réalité, ce problème qui attire une grande partie de votre attention (c'est bien compréhensible qu'il en soit ainsi...) n'est que la partie visible d'un iceberg. En-dessous, il y a quelque chose d'autre, un autre problème, moins visible mais tout aussi réel et plus profond. Il s’agit sans doute de dysfonctionnements émotionnels, même si vous n'en avez pas forcément conscience aujourd'hui : des difficultés à ressentir les émotions (conscientiser, nommer, exprimer les ressentis) ? Des difficultés à contrôler des réactions émotionnelles inadaptées dans certaines situations ? Une absence d'émotions (vide) ou au contraire des débordements (trop-plein) ? Enfin, des difficultés à donner du sens aux émotions ?
Ces dysfonctionnements de la régulation émotionnelle n'ont pas pour cause un manque de volonté de votre part ! Ou, pour le dire autrement, ce n’est pas votre faute ! Les origines sont diverses : traumatismes, blessures dans les relations précoces avec les parents, facteurs de vulnérabilité neurobiologique, éducation, culture, autres troubles (comme le TDAH), etc. Donc rien à voir avec la volonté.
Or, on sait très bien que quand la régulation émotionnelle dysfonctionne, cela entraîne beaucoup de mal-être : tensions, blocages, difficultés à se comprendre et à comprendre les autres, conflits intérieurs, anxiété, dépression, solitude, mauvaise estime de soi, etc. En effet, les émotions sont au cœur du fonctionnement de l'être humain, elles véhiculent des informations importantes sur soi et de l'énergie : elles permettent donc de s'adapter et donnent du sens à l'existence ! L'addiction à la pornographie survient alors comme une automédication, un palliatif : de manière plus ou moins consciente, le système nerveux a recours à des shoots de dopamine d'origine sexuelle pour répondre à des besoins qui, eux, sont en réalité d'ordre émotionnel : s'apaiser, décharger des tensions, se stimuler, réduire la honte, éviter la relation, etc. L'addiction n’est donc rien d’autre que le symptôme d'autres difficultés dont vous n'êtes pas responsable !
Par conséquent, la solution à l'addiction est d'abord à trouver dans une démarche pour mieux se comprendre et découvrir ses blessures. Ce n'est pas seulement une affaire de volonté pure et d’efforts mais de quête intérieure à vivre avec curiosité, patience et bienveillance. Participer à un groupe de soutien et de formation est un moyen parmi d'autres pour vivre cette quête intérieure : en interagissant avec d'autres, on se découvre soi-même !
Plus j'avance en expérience avec les groupes (j'en anime déjà deux), plus je constate les bénéfices pour tous les participants. Non, se réunir avec des personnes ayant des difficultés semblables aux siennes ne tire pas vers le bas et n'enferme pas dans les problèmes et les plaintes : cela permet au contraire de mieux se comprendre soi-même, s'accueillir comme on est et se sentir restauré dans sa dignité et reconnu comme une personne. Le soutien mutuel est également très précieux ! Au final, la participation à un groupe est quelque chose de très puissant pour avancer et se détourner de l'addiction. Je suis émerveillé et touché par ce que je vois à chaque rencontre.
J'imagine les réticences que vous pourriez avoir : honte, peurs, doute sur l'efficacité, frustration, etc. Il est légitime de ressentir tout cela ! Franchement, même un fou rêve de tout... sauf de rejoindre un groupe de parole. Et si cette proposition pouvait vous faire du bien malgré le fait que vous étiez venu chercher un autre type d'aide ?
Les groupes Capharnaüm de soutien et de formation en pratique
- 1 rencontre tous les 15 jours environ en visio (Google Meet), hors vacances scolaires.
- Durée : 1h30.
- Déroulement et contenu des rencontres : des temps d'échange (en sous-groupes de 3 ou 4 personnes) suivis de temps de formation. Exemples de thèmes : comprendre son fonctionnement émotionnel, repérer ses états émotionnels désagréables déclencheurs des pulsions, trouver des solutions d'apaisement émotionnel, comprendre ses vrais besoins, mettre en place des stratégies pour limiter les situations à risque, vivre moins douloureusement les rechutes, déployer autrement sa volonté, etc.
- 1 effectif réduit pour faciliter les interactions et mieux se connaître (environ 12 personnes).
- Organisation des rencontres par cycles de 10 formant un tout. Engagement individuel à participer à ces 10 rencontres à la suite. Possibilité de renouveler l’engagement pour 10 nouvelles rencontres.
- Tarif : 250 € pour les 10 rencontres (soit 25 € par rencontre). Règlement des 250 € en 4 ou 5 fois, quel que soit le nombre d'absences éventuelles aux rencontres.
- Les groupes sont d'inspiration chrétienne mais non confessionnels : le but n'est pas de parler de religion, ni d'ailleurs de politique ou de philosophie, mais plutôt de se centrer sur les émotions pour en améliorer la conscientisation et l'expression. J'ai baptisé ces groupes « Capharnaüm » en référence à la ville de Galilée et au passage du Nouveau Testament (Marc 2, 1-12) dans lequel Jésus guérit un paralysé que quatre hommes ont fait passer par le toit d'une maison. Cette référence à Capharnaüm revêt 5 significations :
1 - Une addiction entraîne malheureusement beaucoup de désordres dans une vie : tout le monde connaît l'expression « C'est le Capharnaüm »... Mais ce n'est pas une fatalité : on peut réparer, reconstruire, consolider, ranger !
2 - Comme les 5 protagonistes du passage de l'Evangile (le paralysé + les 4 hommes qui portent son brancard), il faut OSER (demander de l'aide) et ne jamais baisser les bras.
3 - Le salut passe par l'entraide, le soutien mutuel : sans ses porteurs, le paralysé n'aurait pas eu accès à Jésus. En récompense de leur collaboration, les 5 hommes reçoivent tous quelque chose : le paralysé est guéri de son infirmité physique, les porteurs reçoivent le salut du cœur et de l'âme (eux-mêmes étaient des pauvres types, des handicapés : ils sont guéris par Jésus de leur paralysie intérieure).
4 - Quand on a la foi, on peut demander à Dieu de guérir ce qui est impossible à la psychologie, et en même temps on a le devoir de prendre tous les moyens humains disponibles pour avancer : il est donc nécessaire de faire appel à la psychologie puisqu'une addiction est un trouble mental.
5 - Enfin, passer par le TOIT pour entrer dans la maison… résonne comme une invitation à PLONGER dans le SOI : se libérer de l'addiction à la pornographie ne doit pas être d'abord un combat frontal CONTRE l’addiction à coups d'efforts mais une démarche (thérapeutique) intérieure pour mieux se comprendre et aller à la rencontre de ses blessures et traumas.
NB : les rencontres pourront débuter dès qu'un créneau horaire aura recueilli un nombre suffisant de suffrages pour constituer un groupe.
A très vite, j'espère !
Tanguy L.





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