Témoignage : "Il m'a fallu 7 ans pour reconnaître que j'étais porno-dépendant"


Voici le témoignage de Loïc*, que j'ai eu la joie d'accompagner pendant quelques mois.




Je m’appelle Loïc et j’ai 26 ans.


Vers l’âge de 12 ans, je suis tombé pour la première fois sur des images pornographiques, et quelques années plus tard, j’ai découvert la masturbation. Depuis, je les pratiquais régulièrement malgré moi.


A l’heure actuelle, mon histoire peut paraître banale. Mais le fait de sortir de mon addiction n’a rien d’évident.


Après mon bac, je suis rentré au séminaire pour devenir prêtre. L’ennui, c’est que je n’avais pas le contrôle de moi-même. Il m’a fallu beaucoup du temps pour m’accepter tel que j’étais, c’est-à-dire porno-dépendant.


Le diagnostic étant posé, j’ai cherché des remèdes pour guérir : accompagnement spirituel, prière, lecture sur la sexualité, parcours Libre pour aimer, forums, parrainage, etc. Sept ans plus tard, j’avais toujours le même problème. J’avais même l’impression d’avoir tout essayé. J’étais complément découragé et j’en étais arrivé à considérer mon addiction comme une fatalité irréversible.


Au moment où tout était perdu, je suis tombé sur le site de Tanguy. Quand j’ai commencé l’accompagnement, je me masturbais une fois par semaine et je consultais du porno tous les mois.


Sept mois plus tard, je me sens complètement changé. Qu’est-ce qui s’est passé ? Pendant longtemps, j’ai cherché à traiter les conséquences de mon problème. Tanguy m’a encouragé à repérer et à agir sur les causes. J’ai appris à mieux me connaître, à identifier les émotions qui déclenchent les comportements compulsifs. J’ai aussi découvert mon type de personnalité grâce à l’Ennéagramme et compris mes motivations profondes. J’ai pu également repérer les déclencheurs et les situations à risques. J’ai appris à ne pas obéir aux pensées qui m’ordonnent de faire des choses que je ne veux pas. Et pour travailler en toute sérénité, j’ai installé des filtres efficaces sur mon téléphone et mon ordinateur.


Je suis maintenant beaucoup plus apaisé. Je ne suis pas encore complètement guéri (et d’ailleurs je ne le serai peut-être jamais) mais je sais maintenant gérer les « accidents » et me relancer immédiatement après un dérapage. Tel un manchot empereur, il m’arrive de glisser, mais je garde le cap vers la liberté.

Haut les cœurs !




* J'ai changé le prénom