Mon addiction est-elle une vraie maladie ?

Sucre, café, séries, smartphone, etc. : tout le monde est plus ou moins accro à quelque chose... Certes. Mais ton addiction à la pornographie et à la masturbation, elle, n’est pas un simple « péché mignon ». Il s’agit d’une vraie maladie chronique. Une pathologie du système nerveux associée à un ensemble de symptômes. Je développerai ce point dans d'autres articles.


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Je t’encourage donc à t’engager avec toute ton âme et tout ton corps dans une démarche de « reprise de contrôle ». Tu noteras que, volontairement, je n’utilise pas le terme « guérison ». En effet, sur le plan psychologique, on ne guérit jamais complètement d’une addiction. Il en reste toujours des traces dans le cerveau. En clair, tu conserveras une vulnérabilité à vie. Sois bien conscient de cela, ne te voile pas la face.



Addiction = perte de contrôle de soi


« Je ne peux pas m’en empêcher », « c’est plus fort que moi » : tu as sans doute toi aussi ce types de pensées, qui donnent bien le ton de l’addiction.


On pourrait définir celle-ci à partir de trois éléments :

- L’utilisation malgré soi d’une substance ou d’un comportement pour apaiser un mal-être et ressentir un plaisir ;

- L’échec répété dans les tentatives pour mettre fin à cette habitude ;

- La poursuite de la consommation malgré la conscience claire de ses conséquences négatives.


En d’autres termes, tu souffres parce que tu as perdu la liberté de t’abstenir. Pour toi, le plaisir n’est pas une option ou un résultat mais un moyen, une nécessité vitale. Tu utilises la pornographie et la masturbation pour apaiser tes détresses émotionnelles. Mais ce but n’est pas atteint et l’addiction entraîne des souffrances collatérales. « Et mourir de plaisir », chantait Sardou. Mais pour toi, c’est sans doute plutôt « souffrir de plaisir »...


Pour se libérer, déculpabiliser


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D’ores et déjà, puisque l’addiction est une vraie maladie, je t’invite vraiment à déculpabiliser. Oui, déculpabiliser ! Tu dois comprendre – et accepter - qu’une partie de ta responsabilité n’est pas engagée. Sois réaliste : des lésions dans ton cerveau t’empêchent d’avoir un contrôle total de certains comportements.


Mais attention : en parallèle de cette déculpabilisation, tu dois aussi, à partir d’aujourd’hui, te responsabiliser. En clair : prendre enfin des moyens efficaces pour reprendre le contrôle de ton cerveau. Et de ta vie.



Action concrète : je prends un temps pour me poser et écrire. Je reconnais que j’ai une addiction, que je n’arrive pas à en sortir. Avec mes mots, je m’encourage à déculpabiliser et je prends l’engagement de tout mettre en œuvre pour changer.